Originaire d’Amérique du Nord, la dinde (Meleagris gallopavo) est loin d’être une volaille ordinaire. Son histoire et son parcours, riches en péripéties, l’attestent.

Du temps des Mayas, les rois se recouvraient de plumes de dinde et appréciaient autant la chair que le plumage.


Christophe Colomb et Fernand Cortès découvrirent la dinde grâce à un repas servi par les indigènes. Séduits par la chair, ils décidèrent de ramener des dindes vivantes sur le «vieux continent» en les nommant « poules d’Indes » car ils pensaient revenir des Indes.

La dinde fut ainsi domestiquée en Espagne, en France et en Angleterre à partir du XVI ème siècle. A l’époque, la coutume était de fêter Noël avec un plat à base de volaille, principalement des oies, car elles étaient considérées comme l'oiseau solaire et garantissaient la protection du soleil à celui qui en mangeait. La dinde, représentant un oiseau inhabituel, fut intégré dans les menus de Noël et dans les repas de fêtes.

La tradition veut que le premier dindon mangé en France fût servi aux noces de Charles IX en 1570. La dinde, rare à l'époque, a fait partie de la ménagerie du château de Louis XIV à Versailles.

Vers 1935, on commença à élever la dinde pour sa viande et non plus pour son beau plumage. De nos jours, elle fait partie de nos repas de tous les jours sous différentes formes.

Dans le langage courant la dinde, tout comme le dindon, est synonyme de traits de caractère péjoratif, à tords ou à raison.

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Dossier réalisé par Nicole KUCHARSKI pour Passionculinaire.fr - Diététicienne Nutritionniste



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